Ubisoft : la CGT dénonce des annonces injustes et appelle les salariés à se mobiliser
Saint-Mandé, le 22 janvier 2026
La CGT Ubisoft alerte sur les conséquences des décisions récemment annoncées par Yves Guillemot, PDG du groupe, dans son mail adressé aux salariés le 21 janvier.
Ces mesures — coupes budgétaires, arrêts de projets, restructurations internes et fin du télétravail — font peser une fois de plus sur les équipes la responsabilité d’échecs qui ne sont pas les leurs.
Les problèmes d’Ubisoft ne viennent pas du télétravail
Contrairement au discours de la direction, les difficultés du groupe ne sont pas nées avec le Covid ni avec la généralisation du télétravail. Elles sont le résultat de choix stratégiques erronés pris par le management bien avant cela.
L’exemple de Ghost Recon Breakpoint en 2019 en est l’illustration : microtransactions excessives, deadlines intenables, lancement précipité et jeu truffé de bugs.
Ces dérives n’étaient pas dues aux équipes, mais à une stratégie orientée vers des profits rapides au détriment de la qualité et de la réputation de l’entreprise.
La fermeture récente du studio d’Halifax confirme une nouvelle fois l’impasse de cette orientation : ce studio n’a fait que suivre à la lettre la stratégie imposée par la direction (“Game As A Service”, NFT, déclinaisons forcées des licences phares), avec les conséquences que l’on connaît.
Solution de la direction : pousser les salariés à la démission
En annonçant la fin du télétravail 3 mois après l’application de l’accord télétravail, fruit d’un processus bien imparfait de presque 2 ans, la direction envoie un message clair : la vie des salariés, leur expression collective et leur représentation pèsent peu face à la volonté de réduire les coûts.
Ces décisions s’inscrivent dans une logique qui vise à contraindre les salariés à partir plutôt qu’à remettre en question la stratégie managériale, alors même que ce sont les équipes qui font vivre Ubisoft au quotidien.
La CGT Ubisoft appelle à la mobilisation et à un changement de cap
La CGT Ubisoft appelle la direction à assumer sa responsabilité dans la situation actuelle et à engager un véritable dialogue avec les salariés.
Nous affirmons que :
- ce ne sont pas les salariés qui doivent payer les erreurs stratégiques ;
- les licenciements déguisés, les restructurations à répétition et le recul des droits ne sont pas une solution ;
- les salariés doivent être respectés, écoutés et pleinement associés aux décisions qui concernent leur travail.
Nous invitons l’ensemble des salariés d’Ubisoft à participer à la réunion organisée par la CGT pour décider de la suite à donner à ces annonces :
Réunion publique – Jeudi 29 janvier à 13h
Local CGT au FLORESCO (1C09)
Accessible également sur Teams
Cette réunion permettra d’échanger, de s’organiser et de construire ensemble une réponse collective à la hauteur des enjeux.